Café Court

Je me suis toujours demandé, depuis des années, il y avait quoi en face de l’Université Dauphine. Au long du boulevard Lannés, qui commence ici, on aperçoit quelques terrains de tennis et un lieu qu’on m’avait décrit plusieurs fois étant “comme à Berlin”, whatever that means. Bon, voici maintenant la réponse : c’est le Café Court.

Il y a des adresses qui marquent une époque. Et d’autres qui reviennent au bon moment. Avec Café Court, la famille Dumant fait renaître un lieu emblématique des années passées, en l’ancrant dans un Paris d’aujourd’hui : plus solaire, plus libre, plus gourmand.

À Paris, les vraies terrasses sont rares. Celles où l’on respire vraiment, encore plus. Au Café Court le décor est posé : du bois, du vert, des parasols, de l’espace. Et en face, les terrains de tennis. Jeu, set et match. Une grande terrasse à l’abri de la rue, baignée de lumière. Un vrai luxe parisien, presque inattendu où l’on s’installe, on regarde une partie, amis ou inconnus.

Entre 17h et 20h, la terrasse devient le point de rendez-vous. Planches à partager, rosé, cocktails. Une ambiance de petite guinguette, mais version parisienne. Et puis, presque sans transition, le dîner s’installe. Une Italie simple et vivante : pizzas, pâtes, belles viandes ; des assiettes généreuses, qui parlent à tout le monde. Un restaurant ouvert 7 jours sur 7, au déjeuner comme au dîner, où l’on vient sans réfléchir, et où l’on revient, tout simplement.

Café Court ne cherche pas à en faire trop. Il réunit simplement ce qu’on attend : du soleil, de l’espace, une cuisine qui rassemble, et cette sensation rare, celle de pouvoir rester dans un refuge sans bruit de circulation, loin du tumulte, comme une parenthèse hors de la ville.